Le retour à la routine...

par Alexane Rivard

Publié le lundi 23 septembre 2024

Il est 20h30. La maison est enfin plongée dans le silence, mais j'ai encore les oreilles qui bourdonnent. Comme si les petites abeilles qui avaient bourdonné autour de moi toute la journée laissaient encore leur écho dans mon esprit. Le retour à la routine, la rentrée scolaire, l'été qui s'efface doucement… c'est, comment dire… intense. 

Mila, pourtant, avait si hâte d’entrer à l’école. Depuis aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle voyait sa grande sœur monter dans l’autobus chaque matin, pleine de confiance. Elle s’imaginait secrètement y entrer elle aussi, comme une grande. Et voilà, quelques années plus tard, c’est son tour.

Elle y est allée, bien déterminée à devenir une grande fille. Mais la journée l'a vite rattrapée, le stress de la grande école l’a submergée et les longues siestes se sont transformées en courtes pauses qui ne suffisent plus à recharger ses batteries. Et puis, il y a cette immense cafétéria. Si petite pour nous, mais si grande pour une petite fille, avec des gens partout, des bruits, des odeurs, des repas différents. C’est tellement écrasant qu’elle en oublie de manger son propre lunch.

Quand elle arrive à la maison, c’est comme si elle retrouvait un refuge. Avec maman, elle se sent en sécurité et c’est à ce moment que la décharge émotionnelle survient. Les larmes, la fatigue, l'accumulation de la journée. Tout sort.

Et nous, parents, devons devenir ce roc. Peu importe ce que nous avons vécu dans notre propre journée, nous devons être là, solides, présents. Parce qu’à ce moment-là, ce qu’elle a besoin, c’est d’amour, de câlins, de sécurité. On fait de notre mieux, même si parfois, on se sent épuisé, dépassé. Et c’est souvent là, dans cette fatigue, qu’on perd patience parce qu’il n’y a pas qu’elle; Il y a aussi la grande de troisième année, qui rentre à la maison avec une pile de devoirs et le peu de temps qu’il nous reste s’envole dans cette course contre la montre.

En troisième année, on ne rigole plus. Les matières deviennent sérieuses, on nous a prévenues. Son cerveau tourne à 100 à l’heure toute la journée et même à la maison, il faut encore s’y remettre. Entre la routine, les repas et les moments de détente, le temps file et je me demande parfois si c’est bien faisable pour un enfant. Mais voilà, c’est leur rythme. Ce n’est pas à eux de s’inquiéter du temps qu’il reste.

Et puis, il y a mes deux petits trésors, encore trop jeunes pour l’école, mais eux aussi épuisés par leurs journées à la garderie. Ils réclament des moments de douceur, des câlins, du temps avec maman.

Il faudrait presque être plusieurs mamans pour réussir à tout faire. Mais je suis seule, alors je fais de mon mieux. J’avais prévu de vous donner des astuces dans cet article, mais en l’écrivant, je réalise que ce ne sont pas vraiment des trucs que nous, mamans, avons besoin. Ce qu’il nous faut, c’est de la douceur. Nous avons besoin d’amour, nous aussi. Alors, j’ai envie de te dire, maman, que tu es incroyable. Que tu es humaine. Que tu as le droit de vivre des moments de tristesse, de stress, et que tu n’as pas à tout balayer sous le tapis. Tu as, toi aussi, besoin de réconfort, de sécurité. 

J’ai quand même quelques conseils à partager :

  1. Prépare tout la veille.
    Je sais qu'on est souvent trop fatiguées le soir, mais prendre le temps de préparer les lunchs, les vêtements et les collations peut changer la dynamique du matin. Parce que le matin, il arrive toujours quelque chose d’inattendu et on est toujours pressé.
  2. Ouvre ton cœur et tes bras.
    Quand ton enfant pleure, résiste à l’envie de dire : "Voyons, pas de raison de pleurer." Souvent, il y a une raison derrière ces larmes, une raison qui mérite d’être écoutée. Nos enfants sont petits et trop souvent on oublie que leur cerveau est encore en développement. Ils ne cherchent pas à nous décevoir, ils découvrent le monde à leur manière.

Je me souviens d'une petite anecdote : l'autre jour, Eva avait laissé son devoir sur la table et Mila a renversé un bleuet dessus, tachant la feuille. J’aurais pu me fâcher, ne pas poser de questions et la punir. Mais au lieu de ça, j'ai cherché à comprendre. En voyant le bleuet faire un petit rond bleu sur la feuille, Mila a eu envie de créer plein de petits ronds bleus. Elle n’a pas réfléchi à l’importance de la feuille ou au fait que ce n’était peut-être pas permis. Elle a juste laissé libre cours à sa créativité. Évidemment, je lui ai expliqué que la feuille devait rester propre, mais je l’ai ensuite installée avec des bleuets, une feuille blanche et un napperon pour qu’elle puisse explorer sa découverte.

  1. Ne néglige pas le sommeil.
    Un enfant fatigué, c’est comme un parent fatigué : à fleur de peau, difficile à gérer. Ici, on commence la routine du dodo à 18h-18h30. Oui, c’est tôt, mais c’est essentiel.

Voilà ! Mon article est sûrement trop long, mais j’espère qu'il te parle. Peut-être préférerais-tu des articles plus courts ? En tout cas, je veux que tu te souviennes de ceci : tu es une bonne maman. Crois en toi. Ton enfant t’aime de tout son cœur, et ça, c’est la plus grande vérité.

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